Il est des projections pour vous marquer.
Des esthétiques qui restent, aussi.
C'était samedi soir.
Un choc, particulièrement difficile à retranscrire. Tellement difficile que je suis obligé de séparer la tâche. Trois parties devraient suffire, je l'espère en tout cas.
A venir, donc : Vide et Lumière, Textures et Matière, Skaï et Historicité
lundi, janvier 28, 2008
Starcrash, Essai néo-Hasselhoffien en trois parties (Bande annonce)
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Questions Existentielles
lundi, septembre 17, 2007
La Fabrique des tarrés
J'ai déjà discuté de La Leçon ici. Et mon but n'est pas de recommencer.
Juste de dire que Ionesco semble parfois largement en deçà de la vérité.
Juste de dire que Ionesco semble parfois largement en deçà de la vérité.

Pendant que l'über-rien-du-tout s'affaire à vouloir juger les fous, on note que la connerie, elle, est toujours dépénalisée. Et qu'elle est toujours en "mode attaque".
Pas sûr pour autant qu'elle soit beaucoup moins dangereuse qu'une armée d'Evrard et d'Heaulme. En tout cas quand on la trouve dans les manuels scolaires.
Pas sûr pour autant qu'elle soit beaucoup moins dangereuse qu'une armée d'Evrard et d'Heaulme. En tout cas quand on la trouve dans les manuels scolaires.
Un aïeul pour ainsi dire paternel a ainsi pêché ces deux jeux de question-réponse dans un manuel de Français niveau collège. Je vous laisse apprécier les notions....
Repérer un piège dans une phrase
Q. Quel est le piège orthographique ds la phrase suivante ?
Enoncer des règles
Q. A quelle règle répond l'orthographe du mot acompte ?
R. Le mot acompte fait partie des exceptions à la règle des mots commençant par ac-, qui d'ordinaire doublent le c (accepter, accession)Authentique...
Magnifique, n'est-ce pas ?
Une mention spéciale pour la création de la pierre philosophale du "piège orthographique", tentative d'accélérer la mutation schizophrène paranoïaque de l'élève de quatrième.
Une mention spéciale pour la création de la pierre philosophale du "piège orthographique", tentative d'accélérer la mutation schizophrène paranoïaque de l'élève de quatrième.
Ca me tord l'estomac de lire ce genre d'ineptie, et je n'aurai pas fini de dire ce que j'en pense demain. Je préfère illustrer mes pensées.
Mais, tout de même, j'aimerais qu'on m'explique juste une chose.
Comment est-il possible qu'à un moment donné, un auteur suffisamment incompétent et fou puisse être édité pour passer ce genre de choses ??
Sincèrement, où est la faille ?
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MAC (Mort aux cons),
Sériosités
dimanche, septembre 16, 2007
Une Nouvelle rubrique
Le contenu de ce blog augmentant, j'ai de plus en plus de connections fantastiques venant de google.
Les intitulés sont de plus en plus délirants.
Un vrai bonheur.

Ma dernière surprise fut de voir que j'étais, au moins pour un moment, 26ème résultat google pour le mot "vengeance", ce qui ne cesse de m'épater.
Au moins pour deux raisons :
1) Ce mot n'est mentionné qu'une ou deux fois ici. Le grand G, qui ne connaît pas l'erreur, a donc dû innover dans son algorithme pour percer mes vraies motivations et mettre à jour mon esprit malade....
2) Si je suis si bien classé, et que je n'ai eu qu'une seule visite jusqu'alors sur cette recherche, j'en déduis que l'Humanité est relativement "bon esprit" comme dirait Doriane Vidal après un échec aux JO.
Un grand "Big up" à l'Humanité sur le frontside, donc.
Pour le reste, je stockerai les machins rigolos sur le bandeau latéral, avec mon classement.
En espérant que ça continue...
Les intitulés sont de plus en plus délirants.
Un vrai bonheur.

Ma dernière surprise fut de voir que j'étais, au moins pour un moment, 26ème résultat google pour le mot "vengeance", ce qui ne cesse de m'épater.
Au moins pour deux raisons :
1) Ce mot n'est mentionné qu'une ou deux fois ici. Le grand G, qui ne connaît pas l'erreur, a donc dû innover dans son algorithme pour percer mes vraies motivations et mettre à jour mon esprit malade....
2) Si je suis si bien classé, et que je n'ai eu qu'une seule visite jusqu'alors sur cette recherche, j'en déduis que l'Humanité est relativement "bon esprit" comme dirait Doriane Vidal après un échec aux JO.
Un grand "Big up" à l'Humanité sur le frontside, donc.
Pour le reste, je stockerai les machins rigolos sur le bandeau latéral, avec mon classement.
En espérant que ça continue...
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Vie Blogosphérique
lundi, septembre 03, 2007
ça y est.
Je peux le dire.

Non, je sais : ça me donne très exactement envie de mordre un mec qui chanterait du Yves Duteil dans la rue, prendre un enfant par la main par exemple. La guitare qui me démange ferait l'affaire.
Et pour la première fois dans cet état là, quelque chose m'a calmé : Ce quelque chose, c'est la sublimissime bande annonce de Rambo 4 : John Rambo.
Ce n'est pas fait pour me rassurer, mais après j'étais bien.
Depuis quelques jours déjà, ça me pendait au nez. Je le sentais venir.
Mais là, c'est clair, je m'ennuie. Je m'emmerde, et pas qu'un peu.
Curieuse sensation chez moi que celle de l'ennui.
Rare, déjà.
Puissante, aussi.
Je crois que c'est plus ou moins la seule émotion pouvant me donner ce qu'on appelle la haine.
La haine vicelarde, brutale, mauvaise. L'envie de s'attaquer à un truc gentil, irréprochable. Un chamoix, un agouti, un lapin, bref de tout casser.
Mais là, c'est clair, je m'ennuie. Je m'emmerde, et pas qu'un peu.
Curieuse sensation chez moi que celle de l'ennui.
Rare, déjà.
Puissante, aussi.
Je crois que c'est plus ou moins la seule émotion pouvant me donner ce qu'on appelle la haine.
La haine vicelarde, brutale, mauvaise. L'envie de s'attaquer à un truc gentil, irréprochable. Un chamoix, un agouti, un lapin, bref de tout casser.
Non, je sais : ça me donne très exactement envie de mordre un mec qui chanterait du Yves Duteil dans la rue, prendre un enfant par la main par exemple. La guitare qui me démange ferait l'affaire.
Et pour la première fois dans cet état là, quelque chose m'a calmé : Ce quelque chose, c'est la sublimissime bande annonce de Rambo 4 : John Rambo.
Ce n'est pas fait pour me rassurer, mais après j'étais bien.
(P.S. : Le craignos monster est tiré d'une récente chronique de nanarland en espérant ne pas déroger aux droits d'images)
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Questions Existentielles
dimanche, septembre 02, 2007
Pulsion
C'est un joli mot, vous ne trouvez pas ?
Rien que sa prononciation le rendrait violent, puissant. Ca en sentirait presque le souffre une fois balancé dans la conversation.
C'est simple, tout le monde en a peur.
Et attention, c'est parce que tout le monde est concerné, hein ? Faut pas croire. Tout le monde oui, oui, inutile de baisser la tête là-bas.
Rien que sa prononciation le rendrait violent, puissant. Ca en sentirait presque le souffre une fois balancé dans la conversation.
C'est simple, tout le monde en a peur.
Et attention, c'est parce que tout le monde est concerné, hein ? Faut pas croire. Tout le monde oui, oui, inutile de baisser la tête là-bas.

On ne remerciera jamais assez la psychanalyse pour son leg à l'amélioration du débat sur les moeurs...
Donc aujourd'hui, quand 50% d'internet se consacre au visionnement du sexe, ou à sa vente, quand lorsque j'ai droit tous les matins à enlever 52 des "scandaleux" messages -me proposant la réfection de certaines de mes parties-, surplombés (les messages, pas mes parties) d'un très publicitaire "Natasha de Meylan et Veronica de Lans en Vercors veulent s'éclater avec toi" (les salopards arrivent à nous détecter à l'adresse IP maintenant), c'est qu'internet est dominé par le pulsionnel.
Donc aujourd'hui, quand 50% d'internet se consacre au visionnement du sexe, ou à sa vente, quand lorsque j'ai droit tous les matins à enlever 52 des "scandaleux" messages -me proposant la réfection de certaines de mes parties-, surplombés (les messages, pas mes parties) d'un très publicitaire "Natasha de Meylan et Veronica de Lans en Vercors veulent s'éclater avec toi" (les salopards arrivent à nous détecter à l'adresse IP maintenant), c'est qu'internet est dominé par le pulsionnel.

Beurk.
Plus c'est gros plus ça passe.
C'est quand même rigolo d'arriver à distinguer la nature du désir d'honorer bobonne, et de celui de la tromper.
Comme disait l'autre, le problème avec la morale, c'est que c'est souvent celle des autres.
Plus c'est gros plus ça passe.
C'est quand même rigolo d'arriver à distinguer la nature du désir d'honorer bobonne, et de celui de la tromper.
Comme disait l'autre, le problème avec la morale, c'est que c'est souvent celle des autres.
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MAC (Mort aux cons)
mercredi, août 29, 2007
Des obstacles de l'Eternité...
Que laissons-nous au monde ?
Hein ?
C'est'y pas une bonne question ça ??
Quand on est un Grand Homme, et que l'on est suffisamment célèbre pour faire la "une" du Monde, on se doit de laisser sa marque sur Terre. Une marque que les générations futures pourront contempler à leur gré. Et juger.
Certes, elles jugeront, mais on peut déjà dire que l'entrée dans le domaine de l'Eternité est parfois inégale...
Ainsi vu des Cieux :


Private joke
Mathieu, si tu ne réagis pas à ça...
Hein ?
C'est'y pas une bonne question ça ??
Quand on est un Grand Homme, et que l'on est suffisamment célèbre pour faire la "une" du Monde, on se doit de laisser sa marque sur Terre. Une marque que les générations futures pourront contempler à leur gré. Et juger.
Certes, elles jugeront, mais on peut déjà dire que l'entrée dans le domaine de l'Eternité est parfois inégale...
Ainsi vu des Cieux :

Chapelle Sixtine, by M. A.

Chapelle Sixtine, by M. D.
(Cliquez sur les images pour y voir une différence...)
(Le deuxième cliché est une vue du bâtiment de physique de l'INSA Toulouse)
Sans doute trop avant-gardiste...(Le deuxième cliché est une vue du bâtiment de physique de l'INSA Toulouse)
Private joke
Mathieu, si tu ne réagis pas à ça...
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Vie Blogosphérique
Humeur noire
Peut-être dans le but de me faire des amis, j'ai regardé le nombre de blogs sur lemonde.fr, qui se classent dans la catégorie "Sciences Exactes".
Sur les 833 blogs modifiés depuis les 60 derniers jours, cela en concerne ... 7.
Vous ne me croyez pas ? Allez voir.
Un est un truc fourre-tout, 4 sont de médecine.
Il nous en reste 2. 2 pour la Physique, les Maths, la Biologie, la Chimie, la conquête spatiale... bref moins d'1% de l'Humanité bloguisante ... Même Chirac avait fait plus.

Vous savez quoi ? Notre avenir, qu'il soit en blanc ou en noir, je le vois un peu long, parfois. Et j'en ai même la flemme d'expliquer pourquoi.
Sur les 833 blogs modifiés depuis les 60 derniers jours, cela en concerne ... 7.
Vous ne me croyez pas ? Allez voir.
Un est un truc fourre-tout, 4 sont de médecine.
Il nous en reste 2. 2 pour la Physique, les Maths, la Biologie, la Chimie, la conquête spatiale... bref moins d'1% de l'Humanité bloguisante ... Même Chirac avait fait plus.

Vous savez quoi ? Notre avenir, qu'il soit en blanc ou en noir, je le vois un peu long, parfois. Et j'en ai même la flemme d'expliquer pourquoi.
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Questions Existentielles
mercredi, août 22, 2007
Enseignons la Mécanique...
Même si cela peut paraître paradoxal dans ce lieu d'expression exhibitionniste, le message qui suit n'a qu'un seul récepteur, qui n'est autre que moi-même, dans quelques mois. Quelques années peut-être. Il ne doit être vu que comme une balise des angoisses et questions qui me hantaient à l'époque où je ne m'étais pas encore risqué à l'enseignement universitaire : aujourd'hui.
La Mécanique est, en Physique, la science du mouvement. Qu'il soit celui des étoiles ou des billes.
Très bien comprise aujourd'hui dans sa version classique, elle rend compte précisément au travers des mêmes expressions, des mouvements célestes et des mouvements les plus banals.
S'il y a bien une discipline que je n'ai jamais appréciée lors de mes études, c'est bien celle-ci.
J'y ai même réussi l'exploit, après 2 ans de rejet complet, de minorer une promotion complète, dans une matière que j'ai toujours pourtant trouvée facile.
J'ai dû attendre ma troisième année à l'INSA pour commencer à l'aimer ... sans l'étudier toutefois : Ca en était déjà fini de l'enseignement de ses principes, de son formalisme, et ma formation me poussait, pour mon plus grand plaisir, vers une autre mécanique ... quantique cette fois.
Bref, une discipline qui m'a ennuyé, dans laquelle j'ai relativement échoué.
Et me voilà affublé d'une probabilité conséquente de l'enseigner à la rentrée.
A un panel de première année de fac', sans doute pas plus motivés que moi à l'époque, avec la conscience professionnelle qui commande de pas trop dégoûter les élèves de nos disciplines déjà tragiquement mal-aimées.
Pour m'aider, j'ai depuis lors trouvé un livre pour me la faire comprendre, et pour me la faire aimer. Il s'agit du premier tome de la physique théorique de Landau. Bouquin que je ne conseillerais pourtant à aucun débutant, exception faite des fanatiques des mathématiques. Ce livre est un chef d'oeuvre qu'aurait aimé pondre Descartes. Le triomphe du réductionnisme. (Il y manque juste la connection du principe de moindre action avec les axiomes cartésiens, et pour cause...).
Tout comprendre des mouvements en postulant simplement une et une seule hypothèse (en l'occurence, le principe de moindre action).
Ca en est "beau". Beau, avec cette acception scientifique mystérieuse, peut-être un peu mystique aussi, et si difficilement transmissible. Un peu comme une clé de voûte, dont tout émerge. Une clé si aisément appréhendable.
Mais la mécanique n'est pas que ça. Il m'a fallu plus de temps pour le comprendre. Du temps, certes, et aussi que Poincaré et Einstein me soufflent l'idée.
De fait, cette discipline a une place à part dans la compréhension humaine.
Si la recherche des causes ne fait qu'un avec la recherche du plaisir, la compréhension mécanique d'un problème est sans aucun doute l'aboutissement de ce plaisir. La seule réponse "acceptable" à une question. De quoi faire taire un gosse aux incessantes questions "mais pourquoi ça ?". Et, pour de bon.
Quand Newton unifie le ciel et la terre dans une même mécanique, dans des mouvements semblables, quel est son but en fait ?
Je ne prétends pas le savoir plus que quiconque, mais, au fond de moi, je suis persuadé qu'il ne cherche rien d'autre que le repos, que la compréhension finale : Qu'il ne cherche pas à unifier, qu'il ne cherche pas à rapprocher, qu'il ne cherche pas à calculer, mais qu'il est contraint de coller aux astres des comportements de billes sur des tables, qu'il ne peut y avoir de fin à sa quête autrement. Le scénario mécanique, vrai ou faux, absurde ou évident, est cette fin, ce repos. Peut-être le seul moyen aussi d'obtenir cette sensation de plaisir prodigieuse que confère la compréhension d'un phénomène.
Pourquoi cela ? Allez savoir. La symétrie entre la connaissance "catégories/liens entre catégories", et le raisonnement mécanique "particules/interactions entre particules" est frappante. Peut-être est-ce lié, après tout.
Je n'en sais rien.
Tout ce que je sais, c'est que tout ce qui m'a depuis toujours attiré dans les sciences se trouve -au moins en partie- contenu là-dedans. Dans ce machin.
Et voilà que je vais devoir transmettre toutes ces pensées, tout ce plaisir à un amphi...
L'enseignement est bien sûr un combat, ce n'est pas nouveau. Sans doute aussi le seul combat qui en vaille la peine. Le seul en tout cas auquel je crois vraiment, au plus profond de moi. Mais je me demande encore ce que l'on retrouvera de moi sous les décombres.
La Mécanique est, en Physique, la science du mouvement. Qu'il soit celui des étoiles ou des billes.
Très bien comprise aujourd'hui dans sa version classique, elle rend compte précisément au travers des mêmes expressions, des mouvements célestes et des mouvements les plus banals.
S'il y a bien une discipline que je n'ai jamais appréciée lors de mes études, c'est bien celle-ci.
J'y ai même réussi l'exploit, après 2 ans de rejet complet, de minorer une promotion complète, dans une matière que j'ai toujours pourtant trouvée facile.
J'ai dû attendre ma troisième année à l'INSA pour commencer à l'aimer ... sans l'étudier toutefois : Ca en était déjà fini de l'enseignement de ses principes, de son formalisme, et ma formation me poussait, pour mon plus grand plaisir, vers une autre mécanique ... quantique cette fois.
Bref, une discipline qui m'a ennuyé, dans laquelle j'ai relativement échoué.
Et me voilà affublé d'une probabilité conséquente de l'enseigner à la rentrée.
A un panel de première année de fac', sans doute pas plus motivés que moi à l'époque, avec la conscience professionnelle qui commande de pas trop dégoûter les élèves de nos disciplines déjà tragiquement mal-aimées.
Pour m'aider, j'ai depuis lors trouvé un livre pour me la faire comprendre, et pour me la faire aimer. Il s'agit du premier tome de la physique théorique de Landau. Bouquin que je ne conseillerais pourtant à aucun débutant, exception faite des fanatiques des mathématiques. Ce livre est un chef d'oeuvre qu'aurait aimé pondre Descartes. Le triomphe du réductionnisme. (Il y manque juste la connection du principe de moindre action avec les axiomes cartésiens, et pour cause...).
Tout comprendre des mouvements en postulant simplement une et une seule hypothèse (en l'occurence, le principe de moindre action).
Ca en est "beau". Beau, avec cette acception scientifique mystérieuse, peut-être un peu mystique aussi, et si difficilement transmissible. Un peu comme une clé de voûte, dont tout émerge. Une clé si aisément appréhendable.
Mais la mécanique n'est pas que ça. Il m'a fallu plus de temps pour le comprendre. Du temps, certes, et aussi que Poincaré et Einstein me soufflent l'idée.
De fait, cette discipline a une place à part dans la compréhension humaine.
Si la recherche des causes ne fait qu'un avec la recherche du plaisir, la compréhension mécanique d'un problème est sans aucun doute l'aboutissement de ce plaisir. La seule réponse "acceptable" à une question. De quoi faire taire un gosse aux incessantes questions "mais pourquoi ça ?". Et, pour de bon.
Quand Newton unifie le ciel et la terre dans une même mécanique, dans des mouvements semblables, quel est son but en fait ?
Je ne prétends pas le savoir plus que quiconque, mais, au fond de moi, je suis persuadé qu'il ne cherche rien d'autre que le repos, que la compréhension finale : Qu'il ne cherche pas à unifier, qu'il ne cherche pas à rapprocher, qu'il ne cherche pas à calculer, mais qu'il est contraint de coller aux astres des comportements de billes sur des tables, qu'il ne peut y avoir de fin à sa quête autrement. Le scénario mécanique, vrai ou faux, absurde ou évident, est cette fin, ce repos. Peut-être le seul moyen aussi d'obtenir cette sensation de plaisir prodigieuse que confère la compréhension d'un phénomène.
Pourquoi cela ? Allez savoir. La symétrie entre la connaissance "catégories/liens entre catégories", et le raisonnement mécanique "particules/interactions entre particules" est frappante. Peut-être est-ce lié, après tout.
Je n'en sais rien.
Tout ce que je sais, c'est que tout ce qui m'a depuis toujours attiré dans les sciences se trouve -au moins en partie- contenu là-dedans. Dans ce machin.
Et voilà que je vais devoir transmettre toutes ces pensées, tout ce plaisir à un amphi...
L'enseignement est bien sûr un combat, ce n'est pas nouveau. Sans doute aussi le seul combat qui en vaille la peine. Le seul en tout cas auquel je crois vraiment, au plus profond de moi. Mais je me demande encore ce que l'on retrouvera de moi sous les décombres.
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